Epargne : Le livret A et le livret bleu
19 janvier, 2008
Le principal avantage de ces livrets d’épargne, c’est qu’ils sont sûrs ! Et en plus ils affichent une rentabilité supérieure à l’inflation. Maisattention… ils ne sont pas encore disponibles dans toutes les banques.
Epargne fétiche depuis des années des Français, le Livret A et le Livret Bleu sont deux frères jumeaux. Il n’y a qu’une seule différence : le premier est distribué par les Caisses d’Epargne et par La Banque Postale, tandis que le second est disponible dans le réseau du Crédit Mutuel.
Disponibilité totale des fonds et sécurité du capital en font une tirelire idéale pour l’épargne de précaution. Pratique : Les retraits et les dépôts sont possibles quand bon vous semble. Seule contrainte : un minimum de 15 euros par opération et un plafond de 15 300 euros, impossible à dépasser sauf exception. Attention, aujourd’hui, il vous faut choisir entre Livret A ou Bleu car un seul est autorisé par personne, mineure ou majeure. Mais le cumul demeure encore possible pour les souscriptions réalisées avant le 1er septembre 1979. Si vous désirez ouvrir un Livret A dans une Caisse d’Epargne ou à La Banque Postale, aucune condition particulière ne sera éxigée. En revanche, certaines caisses régionales du Crédit Mutuel conditionnent la souscription du livret Bleu à la détention d’un compte courant ou d’une part sociale.
Le capital est-il garanti ?
Il est tellement garanti qu’il vous est impossible de perdre de l’argent. Et même mieux, les fonds déposés sont garantis par l’Etat sur un Livret A et par le Crédit Mutuel sur le livret Bleu. Seul cas de perte de capital imaginable sur ce dernier : la faillite de la Fédération du Crédit Mutuel qui comme chacun sait est franchement improbable !
L’argent est-il disponible
Nous vous le disions en introduction, vous pourrez retirer vos fonds n’importe quand. Selon la banque, ils seront versés sur votre compte courant, le jour même, ou, au plus tard, le lendemain. Vous avez aussi la possibilité de faire un retrait en espèces au guichet d’une Caisse d’Epargne, d’une Banque Postale ou d’un Crédit Mutuel, selon les cas. Pensez toutefois à prévenir la veille, pour des montants supérieurs à 1 000 ou 1 500 euros. Il est même possible d’autoriser certains prélèvements sur ces livrets, notamment pour payer ses impôts. Attention : il faut toujours laisser un solde d’au moins 15 euros. Sinon, votre livret sera clos automatiquement.
Combien ça rapporte ?
La rémunération du Livret A est depuis janvier 2008 de 3,5%. Difficile de trouver mieux dans l’univers des placements de trésorerie ! Ce taux est révisé 2 fois par an selon une formule mathématique fondée sur les taux monétaires et l’inflation. Crédités le 31 décembre ou dans les jours suivants, les intérêts sont calculés selon la règle de la quinzaine. Les sommes fructifient à condition d’avoir été investies une quinzaine civile complète. Autrement dit, du 1er au 15 du mois ou du 16 au 30 (ou 31). Mieux vaut donc attendre, si possible, le 1er ou le 16 du mois pour effectuer un retrait. A contrario, faites vos dépôts de préférence avant ces échéances. Les intérêts crédités sur le livret génèrent à leur tour des intérêts, l’année suivante.
La fiscalité
Les intérêts perçus sur le Livret A ou le livret Bleu sont totalement exonérés fiscalement. Ils ne supportent donc ni l’impôt sur le revenu, ni les prélèvements sociaux de 11%.
Le plafond
Le plafond des Livrets A et Bleu est de 15 300 euros. Aucun dépôt ne peut amener le solde du livret à excéder ce plafond.En revanche, la capitalisation des intérêts peut avoir pour effet le franchissement de ce maximum légal. Investissez 15 300 euros à l’ouverture puis laissez le temps courir… et vous aurez bien plus sur votre livret, à terme, que ce fameux plafond ! Dans ce dernier cas, vous ne pouvez plus effectuer de dépôt. Mais vous n’êtes nullement obligé de retirer des fonds pour retomber sous le plafond ! Si, par la suite, un retrait fait repasser le solde sous la limite maximale, de nouveaux versements redeviendront possibles.
